La Cité des Leuques - association  loi 1901 pour la mise en valeur du site de Nasium

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L’armement L’équipement du légionnaire connaît de nombreux changements au fil des époques. Le groupe de reconstitution de la XXIIème Légion PRIMIGENIA a choisi de porter ses efforts de recherche sur le premier sièce après Jésus Christ. Notre travail s’est largement inspiré de l’excellent ouvrage de Michel Feugère "Les armes des romains".

Les javelines dans les légions romaines

Les Leuques sont habiles dans le lancer du javelot :

Une tradition antique, signalée par Lucain, voudrait que les Leuques soient d’habiles lanceurs de javelines. Ainsi, dans La Pharsale (livre I), Lucain mentionne les Leuques et d’autres peuples gaulois :

"On voit flotter les enseignes et dans les campagnes de Reims, et sur les rives de l’Adour, où l’habitant de Tarbes voit la mer doucement expirer dans un golfe arrondi. Le Santon salue avec allégresse le départ de l’ennemi, le Biturge , le Suesson qui manie lestement ses longues armes, le Leuque et le Rémois habiles à darder le javelot, le Séquane qui excelle à faire tournoyer les coursiers, le Belge, habile conducteur du char armé d’éperons, l’Arverne , issu du sang troyen et qui se prétend notre frère, le Nervien rebelle, que souille encore le sang de Cotta, le Vangion vêtu des larges braies du Sarmate, le farouche Batave qu’excite le bruit des clairons d’airain, l’habitant des rives de l’errante Cinga , celui du Rhône, qui entraîne l’Arare dans ses flots rapides, ceux qui habitent la cime des Cévennes, suspendue sur des roches chenues, et toi aussi, Trévire, tu te réjouis de voir la guerre changer de théâtre."(source : Lucain, la Pharsale, livre 1, à lire ici : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/lucain/livre1.htm)

La Pharsale raconte de manière épique et poétique la guerre civile entre César et Pompée, d’où son véritable titre Bellum Civile. Il cite côte à côte Rèmes et Leuques, pour cette habileté de combattant dans l’emploi des javelots, javelines et autres lances.

Mention des javelines dans les légions romaines :

Polybe, Histoires, VI, 22-23 : (II ème siècel av. J.C.)

L’équipement des Vélites, soldats les plus jeunes et les moins fortunés :

"Les vélites sont armés d’une épée, d’un javelot, et d’une parme, espèce de bouclier fort et assez grand pour mettre un homme à couvert, car il est de figure ronde et il a trois pieds de diamètre. L’équipement réglementaire des soldats les plus jeunes comprend un glaive, des javelines et un bouclier léger."

"Leur javelot est une espèce de dard, dont le bois a ordinairement deux coudées de long et un doigt de grosseur. La pointe est longue d’une grande palme, et si effilée qu’au premier coup elle se fausse, de sorte que les ennemis ne peuvent la renvoyer ; c’est ce qui la distingue de autres traits."

La classe d’âge suivante, les hastaires, plus avancés en âge, ont un équipement différent :

"Ils portent outre cela deux javelots, un casque d’airain et des bottines. De ces javelots, les uns sont gros, les autres minces : les plus forts sont ou ronds ou carrés ; les ronds ont quatre doigts de diamètre, et les carrés ont le diamètre d’un de leurs côtés ; les minces ressemblent assez aux traits que les hastaires sont encore obligés de porter. La hampe de tous ces javelots, tant gros que minces, est longue à peu près de trois coudées ; le fer en forme de hameçon qui y est attaché, est de la mène longueur que la hampe. Il avance jus qu’au milieu du bois, et y est si bien cloué, qu’il ne peut s’en détacher sans se rompre, quoiqu’au bas et à l’endroit où il est joint avec le bois, il ait un doigt et demi d’épaisseur."

> 3 coudées de long, cela représente des armes d’environ 1,38 m.

Mention des Javelines par Michel Feugère :

Michel Feugère : ’Les armes des romains de la République à l’antiquité tardive’ 2002 p 170

’Tout au plus peut on affirmer - c’est clairement le cas sur les stèles rhénanes - que la lance est à l’auxiliaire ce que le pilum est au légionnaire. La cavalerie utilise bien sûr divers types de lances, principalement à l’époque du principat, de courtes javelines dont le soldat dispose de plusieurs exemplaires. La poignée du bouclier permet de tenir plusieurs de ces lances (en plus des rênes) dans la main gauche, mais on peut aussi en confier à un servant, ou même puiser dans une sorte de carquois.’

Pugio / poignard

Pugio / le poignard Comme les glaives, ces poignards sont empruntés aux ibères. On retrouve en particulier le même système de suspension caractéristique. Mais contrairement aux glaives, les poignards n’évoluent pratiquement pas au point qu’il est parfois difficile, dans les camps républicains...

 

.... installés en Espagne, de rendre à chacun ce qui lui appartient. La raison de ce conservatisme tient au fait que le poignard est avant tout un objet de prestige qu’une arme fonctionnelle. Les fourreaux de ces armes reçoivent un décor très soigné. Les armes les plus décorées ne sont nullement réservées aux troupes d’élites ou aux officiers supérieurs. Les fourreaux sont décorés de formes géométriques, contrairement aux fourreaux des glaives. Une des ces armes, retrouvée à Mayence, porte l’inscription LEG XXII PRIMI intégrée dans le décor du fourreau. Ils se suspendent à gauche, sur un cingulum qui se croise sur l’abdomen avec la ceinture du glaive. La longueur de cette arme atteint fréquemment les 35cm et elle peut être très imposante, la rendant d’autant moins fonctionnelle. La lame, pistilliforme, est systématiquement marquée d’une canelure médiane. La pointe peut être renforcée par un épaississement. La poignée est le plus souvent en fer et elle reçoit un décor assorti au fourreau. Les poignées en ivoire ou en os sont rares. Les armes les plus somptueusement décorées datent de la deuxième moitié du premier siècle.Le pugio de Nasium :Lors des fouilles archéologiques d’août 2010, les archéologues ont exhumé, sur le site de Nasium, au lieu dit le Cul de Breuil, un pugio tardo-républicain. Le contexte archéologique permet de le dater des années 20 av. J.-C. D’après les archéologues, et M Poux, la trouvaille est rarissime en France. Le matériel est actuellement en cours d’étude et fera l’objet d’une publication.

Le pugio de Nasium :

 

Lors des fouilles archéologiques d’août 2010, les archéologues ont exhumé, sur le site de Nasium, au lieu dit le Cul de Breuil, un pugio tardo-républicain. Le contexte archéologique permet de le dater des années 20 av. J.-C. D’après les archéologues, et M Poux, la trouvaille est rarissime en France. Le matériel est actuellement en cours d’étude et fera l’objet d’une publication.Je suis un paragraphe.

Le pilum

Le pilum Cette arme est exclusivement utilisée par l’armée romaine sous l’Empire. L’armement des légions étant souvent emprunté à des ennemis vaincus, il faut souligner que le pilum est sa création la plus originale. Il s’agit d’une invention italique dont on a retrouvé des...

.......des traces archéologiques très anciennes (jusqu’au IX ème, début du VIIIème siècle av JC). Le pilum a semble t il toujours semblé curieux aux non-romains, ce qui pourrait expliquer une relative désaffection dans les rangs des auxiliaires.

 D’après Polybe, au IIème siècle, il existe deux modèles de pilum : un lourd et un mince, tous deux d’une longueur totale de 2,07m, avec une hampe en bois de 1,38m. Sur le type « lourd », le fer a la même longueur que la hampe, mais il s’engage à l’intérieur sur la moitié de sa longueur. Le bois du pilum, au moment où le fer vient s’y rattacher, est renforcé par un bulbe sphérique ou pyramidal.

 

 Cette arme est assez lente. Un adversaire habile peut arriver à l’éviter ou même le renvoyer. Le fer est assez mince pour se plier une fois planté dans le bouclier, ce qui oblige l’ennemi à l’abandonner. Marius, à la fin du premier siècle avant Jésus Christ, fait remplacer l’une des chevilles qui tient le fer attaché à la hampe par une cheville en bois destinée à se briser à l’impact.

 

 Sous le Haut Empire, le pilum possède un fer très allongé, de l’ordre de 60 à 90cm, et même davantage. On rencontre à cette époque deux modes de fixation : à douille ou à soie.

Engagée dans la hampe dans un bloc plus épais en forme de pyramide, la soie est fixée par une ou plusieurs goupilles. A l’extrémité, une virole de section carrée empêche l’éclatement du bois.

La fixation à douille circulaire est toujours utilisée à cette époque, mais elle est beaucoup moins fréquente que le modèle à soie. Les fers de ces pila sont beaucoup moins allongés que les autres.

 

Certaines représentations figurées montrent une masse sphérique sous le bloc pyramidal assurant la fixation du fer. Certains l’ont interprétée comme un poids destiné à augmenter le pouvoir de pénétration du pilum. A ce jour, ces lests n’ont jamais été retrouvés ou identifiés dans les fouilles.

 

Dans « La guerre des Gaules », César mentionne la création rapide de pila muralia par une de ses troupes assiégée dans son camps. On suppose que ce Pilum Murale dérive du pilum lourd, c’est à dire qu’il est d’un poids supérieur à l’arme habituelle, bien adapté à la défense d’assiégés devant lutter contre un assaillant venant en contrebas.