La Cité des Leuques - association  loi 1901 pour la mise en valeur du site de Nasium

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association loi 1901

l'oppidum

Au Ier siècle av. J.-C., au sein du territoire gaulois des Leuques, tribu qui occupait le sud de la Lorraine, des Vosges à la Meuse, se développe l’occupation sur le site de hauteur fortifié (oppidum) de Boviolles.
Les fouilles anciennes ainsi que les recherches récentes ont permis de mettre en évidence un site fortifié d’environ 50 à 60 ha, superficie qui en fait le plus important du territoire Leuque. Si des traces d’artisanat ont été reconnues (métallurgie, boucherie…), les principales caractéristiques du site reposent sur la découverte d’importants lots d’amphores et de pièces d’équipement militaire.

 

La ville gallo-romaine

Le 26 août 1884, au lieu dit le Breuil, des terrassiers sont à l’oeuvre pour dévier le cours de l’Ornain afin de faciliter la construction d’une nouvelle voie ferrée. 

Au fond du nouveau lit de l’Ornain, ils découvrent la déesse mère, entourée de sépultures à incinérations, dans un des espaces funéraires de l’agglomération antique.

Le nom de cette déesse nous échappe tout à fait, et c’est par commodité qu’on l’appelle la déesse mère, pourvoyeuse et protectrice. Jean Noël Castorio propose de dater cette sculpture du début du premier siècle de notre ère.

Une divinité atypique, spécifique aux Leuques :

Cette divinité, dont les traits caractéristiques et la vieillesse ont été fortement soulignés, semble appartenir à une cosmogonie particulière et spécifique aux Leuques : ce type de représentation ne se retrouve que sur leur territoire. Cette figuration est totalement atypique dans l’art gallo romain, et sa forme archaïque constitue un jalon dans la compréhension de l’évolution de la sculpture gallo romaine. C’est à ce titre que la déesse mère de Nasium a été "invitée" à Venise pour l’exposition "Rome et les Barbares" en 2008. Cettte exposition au Palazzo Grassi de Venise a été l’une des plus grandes expositions européennes dédiée à l’histoire des civilisations de l’année 2008.

 

Photo déesse mère du Musée Barrois

Sur cette photographie prise au musée Barrois avec l’artiste MELDEN, on distingue très nettement les traits hiératiques de la divinité.

(photo Pierre Legeay)

Le site archéologique de Nasium

Photo prise au cours de l’exposition à Venise. A gauche, on aperçoit la déesse mère de Nasium.

Source : http://www.e-venise.com/photos_venise_08/0125_rome_barbares_grassi_venise.html

« Chez les Leuques, il existe deux villes : Nasium et Toul »

Claude Ptolémée (100-170 apr. J.-C.), Guide Géographique, II, 9, 7

Les vestiges de l'agglomération gauloise puis romaine de Nasium s'étendent sur près de 200 ha, sur les communes de Boviolles, Naix-aux-Forges et Saint-Amand-sur-Ornain. La présence d’une fortification gauloise, occupée principalement à la fin du IIe et au Ier siècle av. J.-C. et d’une ville gallo-romaine éphémère qui lui succède, avant de décliner trois siècles plus tard, à la fin de l’Antiquité, font de l’ensemble un site historique remarquable pour le nord-est de la France.
Sur l’éperon qui domine la confluence de l’Ornain et de la Barboure, une fortification de plus de 50 hectares se met en place vers 150-100 av. notre ère. Cet oppidum, terme utilisé par Jules César pour désigner les agglomérations fortifiées gauloises, abritait une population nombreuse. Artisans, commerçants ainsi que les classes dirigeantes de la société gauloise séjournaient dans ce lieu qui devait également servir à l’occasion des rassemblements politiques ou religieux de la tribu des leuques.
 
Dans les décennies qui suivent la conquête romaine, entre 58 et 52 av. J.-C., l’oppidum est abandonné au profit du site de plaine. L’agglomération de Nasium qui se développe sur une superficie de 120 hectares ce qui la place parmi les centres les plus importants de l’Est de la Gaule. Avec une population estimée à 10 000 habitants, la ville disposait d’un apparat monumental développé : un forum (place publique), un sanctuaire, des thermes et un théâtre. La renommée de ce centre urbain était telle qu’au IIe siècle après J.-C., le géographe alexandrin Claude Ptolémée la qualifiait, avec Tullum (Toul), de Ville des Leuques. *
C’est à la fin de l’Antiquité que la ville décline au profit des grands centres dynamiques de la région de l’Antiquité tardive que sont Toul et Verdun, deux des trois évêchés lorrains. Nasium subit un phénomène de rétractation urbain ; l’ancien pôle se trouve divisé en trois entités qui donneront naissance aux  villages actuels de Naix-aux-Forges, Boviolles et Saint-Amand-sur-Ornain.