La Cité des Leuques - association  loi 1901 pour la mise en valeur du site de Nasium

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association loi 1901

Une fortification gauloise - Nasium, la Cité des Leuques

 

Une fortification gauloise

l’OPPIDUM - la période gauloise

1. Une fortification gauloise à la confluence de l’Ornain et de la Barboure

 


               L’oppidum de Boviolles se développe à l’extrémité occidentale d’un éperon calcaire naturellement défendu par des versants plus ou moins abrupts d’une centaine de mètres de dénivelé. Parmi les différents facteurs ayant présidé à l’implantation de cette enceinte, il n’est toutefois pas aisé de discerner quels ont été les plus déterminants : l’existence d’un réseau de communications nord-sud à partir de la vallée de la Saône, la présence d’une vaste zone alluviale riche en ressources vivrières, ou, plus prosaïquement, la configuration particulière de ce plateau, aisé à défendre. De fait, l’éperon résultant du creusement des vallées de l’Ornain et de la Barboure présente, au niveau de la vallée sèche de Vossinval, un étranglement qui a été mis à profit pour implanter le principal élément de fortification de l’oppidum.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


D’un développement total limité à 300 m, ce rempart, dénommé dans la tradition locale, « La Bosse », barre l’accès au plateau. Conservé dans sa périphérie sur une hauteur avoisinant les 10 m, par rapport au fond du fossé, ce talus est large dans son état actuel d’une trentaine de mètres. Il est précédé par un puissant fossé d’une quarantaine de mètres de large. L’oppidum est délimité sur les autres versants par un ou plusieurs talus implantés au niveau de la rupture de pente. Le caractère contemporain de ces éléments n’est toutefois pas certain, les cas de réoccupation d’enceintes protohistoriques à l’époque gallo-romaine ou au haut Moyen Age sont en effet fréquents. Par ailleurs, les terres qui se développe sur ce plateau ont fait l’objet de nombreux aménagements aux 18e et 19e siècles visant à faciliter leur exploitation.

 

Plusieurs systèmes d’entrées ont été repérés depuis le siècle dernier, sans que leur caractère antique ne puisse être toujours formellement établi. La présence d’un unique passage dans le rempart principal de barrage incite à interpréter celui-ci comme une porte antique. Si l’on considère la topographie actuelle, la porte dite « Hacquin », implantée à l’extrémité ouest de l’enceinte, pourrait avoir également constitué un accès au site. Cet accès se présente, dans sa configuration actuelle, sous la forme d’un petit vallon à fond plat, large d’environ 30 m, limité au nord par un éperon d’environ 500 m2 se détachant du reste du plateau. À ce niveau, un talus, d’une hauteur avoisinant 3 m, barre l’accès à l’enceinte. Ce chemin peut être considéré, au moins pour le Haut-Empire, comme une liaison entre l’agglomération antique de Nasium et l’oppidum de Châtel vraisemblablement toujours fréquenté au début de l’époque gallo-romaine